ATTENTION: Notre partenariat avec ENT Terraria a pris fin depuis mi-Juillet. Désormais, pour toutes réclamations à propos de vos commandes sur le site ENT, merci de vous adresser directement à ENT.

NOUVEAU!!!

Nous distribuerons à partir de Septembre notre propre matériel, avec des nouveautés (gamme leds etc...) !
Débuter avec des Dendrobates
La maintenance des Dendrobates

 

 

Ces véritables joyaux fascinent toujours, mais leur maintenance est souvent (à tord !), jugée difficile, voire inaccessible.

 

Brisons donc le cou à cette idée reçue !
Les Dendrobates sont accessibles à tous, y compris aux débutants.

 

Car, en réalité, la plupart des espèces de dendrobatidés se maintient (et se reproduit) très facilement, du moment que l'on y apporte un minimum de rigueur et d'attention.

 

 

 

Généralités sur la maintenance

 

D'une façon générale, ces animaux se plaisent dans un environnement  proche des 24-28° et à 70-100% d'hygrométrie.

 

Le régime alimentaire devra être le plus varié possible. Les drosophiles, simples à élever, constituent une bonne nourriture de base (saupoudrées de vitamines régulièrement). Mais ce régime devra être complété, tant que possible et selon les espèces, de collemboles, micro-grillons, pucerons, termites, charençons, certaines fourmis...

 

 

 

Sont-elles vénéneuses en captivité ?

 

Non. 

 

 

 

Quelles espèces pour débuter ?

 

 Il est courant de conseiller D. auratus, D. leucomelas, E. tricolor, D. tinctorius "azureus" pour débuter, et c'est vrai qu'il s'agit d'espèces assez tolérantes sur d'éventuels écarts de maintenance lors des premiers pas du terrariophile.

 

Néanmoins, à titre personnel, je juge cette idée assez limitative. Elle relève certainement d'une époque où nous avions peu de recul sur la maintenance des autres espèces, et où, sorti des espèces sus-citées, il était difficile de trouver des individus nés en captivté.

 

Aujourd'hui, il me paraît tout à fait possible de démarrer avec H. azureiventris (certes moins évident à trouver), D. truncatus, E. trivittatus, R. imitator, et bien d'autres.

 

 

 

Peut-on mélanger les espèces ou les morphes ?

 

Il est éventuellement possible de mélanger certaines espèces (du moment qu'elles soient non hybridables, qu'elles aient des besoins proches et un comportement compatible.
En revanche, le mélange des morphes est d'un point de vue éthique totalement à proscrire.

 

Nous devons être responsable et prendre conscience que nous sommes, en partie, les gardiens du musée de la biodiversité. Certaines espèces sont menacées dans leur milieu naturel (déforestation, urbanisation, pollution, orpaillage... les menaces ne manquent pas) et risquent de disparaitre. Les morphes de Dendrobates, apparus au gré des frontières naturelles, des isolements de populations, etc... sur des millions d'années, illustrent le miracle de la biodiversité.

 

Respectons cela, conservons des souches propres et ne risquons pas d'hybridation intraspécifique.

 

 

Quoi qu'il en soit, lorsqu'on débute, mieux vaut un terrarium monospécifique. Les cohabitations ne sont envisageables qu'une fois une certaine expérience acquise.

 

 

 

Quelle taille de terrarium ?

 

C'est à voir au cas par cas, selon la taille de l'espèce, son niveau d'activité, et son mode de vie.

 

D'une façon générale, un terrarium de 45 au cube est une base minimum pour  les grandes espèces terrestres type tinctorius. Notons que des espèces comme P. terribilis ou E. trivittatus vont nécessiter une longueur d'au moins 80cm, voire plus.

 

Les petites espèces du genre Ranitomeya se contenteront d'un 30*30*45.

 

Il s'agit là de bases minimales. La maintenance dans de plus grands volumes offre des perspectives de décoration plus variées et parfois un comportement encore plus pasionnant.

 

 

 

Quels sont les facteurs clés de succès ?

 

  • une alimentation variée et suffisante

 

  • un stress limité

 

  • une attention pour les températures hautes. Au delà de 30°C, beaucoup d'espèces sont mal à l'aise. Lorsqu'on est dans  le Sud notamment, il faut donc prévoir ces périodes.

 

 

 

UV or not UV ?

 

Clairement, ils ne sont pas indispensables, c'est une certitude. Beaucoup de grands éleveurs européens n'en utilisent pas.

 

Apportent-ils un "plus" ? Difficile à dire.

 

En revanche, ce qui est sûr :

 

  • un néon UV au dessus d'une vitre, ça ne sert à rien !

 

  • un néon UV 2.0 diffuse si peu d'UV qu'il vaut mieux ne rien mettre (c'est plus économique !). Donc quitte à mettre des UV, autant prendre directement un 5.0 ou 10.0. Il n'y a aucun risque de brûlure des yeux, c'est une absurdité qu'on lit (trop) régulièrement. D'ailleurs en milieu naturel, en hauteur, ou en clairières, elles recoivent des UV sans commune mesure avec un 10.0

 

  • un néon UV se change tous les 6 mois (sinon, encore une fois, autant rien mettre !)

 

 

 

Législation : statut des Dendrobatidés

 

La détention est libre, sauf pour les :

 

Espèces guyanaises :

 

Dendrobates tinctorius
Ranitomeya (ex Dendrobates) ventrimaculatus
Anomaloglossus (ex Colostethus) baeobatrachus
Anomaloglossus (ex Colostethus) beebei
Anomaloglossus (ex Colostethus) degranvillei
Allobates (ex Epipedobates) femoralis
Ameeraga (ex Epipedobates) hahneli

 

 

Espèces considérées comme dangereuses au sens de l'arrêté 97

 

Phyllobates spp

 

 

Ces quelques espèces requièrent un Certificat De Capacité et
une Autorisation d'Ouverture d'Etablissement

 

 

Par ailleurs, toutes les Dendrobates sont en annexe II de la convention de Washington et sont donc soumises à CITES. Assurez vous donc d'avoir des justificatifs fiables lorsque vous achetez des Dendrobates (n° de CITES en cas de spécimens importés de pays tiers, ou bon de cession/facture comportant les mentions légales en cas d'animal NC en Europe)

 

 

 

Législation : cas particulier de la Dendrobates tinctorius "azureus" ?

 

La maintenance de D. tinctorius, espèce présente en Guyane, est soumise théoriquement à l'obtention d'un certificat de capacité et une autorisation d'ouverture d'établissement, et ce, dès le premier individu, et quelle que soit sa provenance (NC ou pas).

 

Or D. azureus a été rattachée depuis la classification de 2006 à D. tinctorius.

 

Néanmoins, ce n'est pas la classification de référence de l'administration, qui considère encore azureus comme une espèce à part entière.

 

Donc la maintenance de D. tinctorius "azureus" est absolument libre.

 

 

 

Quelques liens pour aller plus loin

www.dendrogrove.com 

www.dendrobates.fr

www.dendrobase.de

 

Bibliographie

"L'élevage des Dendrobates et des Mantellas" Charly Merminod, Editions Philippe GERARD

 

 

 

Le Panier

VirtueMart
Votre panier est actuellement vide.